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Atelier Douane BISLa cérémonie d’ouverture de la Journée de réflexion a été rehaussée par la présence du ministre des Finances, Dr Ahmat Jidoud, du secrétaire général adjoint du ministère, Dr Boukari Maman, du directeur général des douanes et de son adjoint ainsi que des directeurs techniques, des assistants, des directeurs régionaux et chefs de divisions, services et unités de Niamey.

Dans l’allocution introduction qu’il a prononcée à cette occasion, le Directeur général des douanes, M. Harouna Abdallah a tout d’abord tenu à rappeler les enjeux de cette journée consacrée à la lutte contre la corruption qui constitue de nos jours, un combat de caractère international. « De par sa dimension, la corruption constitue une menace grave qui pèse sur le développement de nos pays », a-t-il rappelé, avant de mettre en exergue « la lutte acharnée contre ce fléau qui est réel », que mènent de nombreuses structures internationales (ONU, Banque mondiale, Transparency international, OMD…) et aussi nationales comme la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA).

Améliorer la gouvernance en milieu douanier

Après avoir rappelé que la lutte contre la corruption au Niger ne date pas d’aujourd’hui, le Directeur général des douanes a toutefois fait remarquer, qu’elle constitue en ce moment « une question prioritaire des pouvoirs publics ». En ce sens, a indiqué M. Harouna Abdallah, « un signal fort » a été donné dans ce cadre par le Président de la République non seulement lors e son discours d’investiture, mais également à travers sa rencontre, le 20 septembre dernier, avec l’ensemble des responsables des régies financières et des autres administrations publiques, « en vue de faire de la lutte contre la corruption et de la gestion saine et transparente des biens publics, une exigence de sa gouvernance ». C’est donc pour emboiter le pas à cet élan gouvernemental, a poursuivi le Directeur général, que l’administration des douanes, « en tant que vitrine et actrice clé dans le développement de notre pays, s’est engagée dans une série de réformes visant d’abord à se conformer aux exigences et normes internationales mais aussi faire la promotion des bonnes pratiques afin de rendre la douane une administration efficace ».

Dans son intervention, M. Harouna Abdallah n’a pas manqué de rappeler que depuis 2019, la Direction générale des Douanes s’est inscrite dans le Programme Anti-corruption et Promotion de l’Intégrité (A-CPI) initié par l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD). Ce programme pluriannuelle de cinq (5) ans (2020-2024), a expliqué le Directeur général, apporte un soutien bilatéral aux pays bénéficiaires afin de mettre en œuvre des mesures de lutte contre la corruption et de promotion de l’intégrité conformément aux dix facteurs clés de la « Déclaration d’Arusha Révisée » (D.A.R) avec comme principal objectif visé, « l’amélioration de la gouvernance et de l’intégrité dans les douanes ». Cependant, a estimé M. Harouna Abdallah, « le succès de l’action menée contre la corruption au sein de la douane nigérienne ne dépend pas du programme de l’OMD mais des mesures prises par notre administration ». En effet, a-t-il ajouté, « chaque responsable présent à cette rencontre à un rôle essentiel à jouer à cet égard en tant que garant des principes légaux et réglementaires ».

En terminant son allocution, le Directeur général des douanes a loué cette initiative de la Direction générale à travers la Direction de l’Audit et du Contrôle Interne (DACI), laquelle s’inscrit dans la dynamique qui vise à faire d’une manière inclusive, « l’analyse générale des questions liées à la prévention et à la lutte contre les pratiques corruptives en milieu douanier ».

Atelier Douane BIS1

Une gouvernance économique saine par la lutte contre la corruption 

En procédant au lancement officiel de l’atelier de réflexions et d’échanges, le ministre des Finances s’est félicité de cette initiative de la Direction générale des douanes qui arrive à point nommé. « Cette journée de réflexion vise à souligner à quel point il est important d’adopter des mesures effectives pour combattre la corruption et instaurer des pratiques éthiques inclusives durant le processus de relance qui suivra la pandémie de la Covid-19 », a déclaré Dr Ahmat Jidoud, pour qui, « les réflexions autour de ce thème représentent une occasion pour les douanes de revenir sur les pratiques corruptives en milieu douanier afin de proposer des mesures urgentes au gouvernement dans le but d’atténuer les conséquences de ce fléau et sur le respect des lois afférentes au commerce ».

Après avoir rappelé les conséquences néfastes de la corruption sur les plans économique, social et politique, le ministre des Finances a indiqué que cette activité de la Direction générale des douanes ainsi que le chantier ainsi ouvert pour lutter contre ce fléau et promouvoir la bonne gouvernance, s’aligne dans l’orientation globale définie par les plus hautes autorités du pays au premier rang desquelles le Président de la République Bazoum Mohamed et le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou. « Pour le gouvernement dont j’ai en charge la gestion des finances publiques, la reddition des compte et la transparence sont des éléments fondamentaux pour garantir que les institutions publiques, y compris la douane, fonctionnent adéquatement et soient dignes de confiance ainsi que pour renforcer la crédibilité de l’Etat et la légitimité des institutions républicaines ». Le ministre Jidoud a ainsi saisi l’occasion pour lancer un vibrant appel à l’ensemble du corps douanier, le secteur privé mais aussi à tous les citoyens à mobiliser toutes leurs capacités d’actions collectives pour adopter des mesures destinées à combattre ensemble la corruption au Niger.

 

« L’initiative de consacrer une journée afin de faire une analyse des pratiques corruptives en milieu douanier est plus que louable. Toutefois, nous nous devons de mettre de la volonté et nous servir de nos différentes expériences pour qu’au sortir de cette activité, nous disposions des moyens de lutte contre la corruption plus solides, plus efficaces et qui laisseraient paraitre une autre image de l’administration des douanes ». Dr Ahmat Jidoud, ministre des Finances.

Des échanges pour une stratégie de lutte efficace et coordonnée

Après la cérémonie officielle d’ouverture, les travaux de la journée ont véritablement démarré avec une présentation suivie d’échanges sur « l’éthique et les pratiques corruptives : quels enjeux pour l’administration des douanes », ainsi que le Programme A-CPI Niger. Les réflexions menées tout au long de la journée ont permis aux participants d’élaborer une cartographie des pratiques corruptives en milieu douanier, leurs impacts ainsi que des pistes de solutions pour y remédier. La rencontre a également saisi d’opportunité pour évaluer l’ampleur de la corruption en milieu douanier, de collecter les données actuelles et réelles de manière participative et de définir la politique de lutte contre la corruption en milieu douanier.

Il convient de noter que les résolutions et autres recommandations issues de cette journée de réflexion vont permettre de mener par la suite des missions de sensibilisation et de restitution au niveau de tous les services sur l’ensemble du territoire national et aussi de lutter contre la corruption de manière efficace et coordonnée.

Atelier Douane

Source : Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)

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